HEUREUX les cœurs purs

HEUREUX LES CŒURS PURS, car ils verront Dieu
HEUREUX LES CŒURS PURS, car ils verront Dieu

« Oui, je ferai alors aux peuples des lèvres pures pour qu’ils puissent tous invoquer le nom du Seigneur » (So 3, 9)

HEUREUX LES CŒURS PURS :

Par toutes les béatitudes, et tout particulièrement par celle qui s’adresse aux cœurs purs, Jésus nous ramène à l’essentiel, à notre cœur, c’est-à-dire aux intentions et aux dispositions profondes qui sont à l’intime de nous- mêmes.

Un cœur pur est celui qui veut connaître et faire la volonté de Dieu sans calcul, sans détour, mais avec droiture et avec simplicité. Il n’est pas un cœur parfait, qui n’aurait ni blessure, ni défaut, mais il est un cœur déterminé, entièrement décidé, pour Dieu.

.  La pureté du cœur est une question d’orientation :

Vers qui tendons- nous nos mains et élevons- nous notre regard ? Les ouvrons- nous vers le Père et vers les autres ?

Coeurs purs

ou est-ce que nous nous replions dans un « quant à soi » encombré de jugements et de pensées négatives qui nous feraient oublier la hauteur, la largeur et la profondeur du Cœur de Dieu ?

Vers quoi se tournent l’espérance, la prière, le désir, la reconnaissance de nos cœurs ?

.  La pureté du cœur est une question de justice et de vérité :

« Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ?l’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles ».

Le psalmiste, (Ps 23, 3-4), nous rappelle ici combien nos paroles et notre présence se doivent d’être l’expression d’un cœur attentif à ce qui est sacré et précieux aux yeux de Dieu et à ce qui est respectueux du corps et de l’âme de toute personne dont il est le créateur.

.  Alors, la pureté du cœur devient une promesse, celle de VOIR  DIEU !

Non seulement de le voir un jour dans le paradis d’une vision qui nous comblera de bonheur, mais de le voir, dès à présent,  en reconnaissant son action dans notre vie.

Garder un cœur pur, c’est entretenir l’esprit de foi qui considère, dans toute réalité à laquelle nous sommes confrontés, non pas les seules causalités humaines, mais la main de Dieu.

C’est ainsi que la merveille de cette béatitude est  de pouvoir l’inverser !

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » peut tout autant se dire de la manière suivante : « Heureux ceux qui voient Dieu, car ils garderont leur cœur pur ».

 Alors, « Crée en moi un cœur pur,  Ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit » (Ps 50, 12).

 

Invitation à la contemplation

« Mon cœur m’a redit ta parole : «  cherchez ma face », c’est ta face Seigneur que je cherche, ne me cache pas ta face »  (Ps 26, 8-9)

Je te regarde et je t’écoute, Jésus, pur visage de l’amour de Dieu :

. Toi qui étendis la main sur le lépreux, le toucha et lui dis : « Je le veux, sois purifié» Mt 8,3

.  Toi qui as instruit : « Il n’est rien d’extérieur à l’homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme ». (Mt 7, 15),

. Toi qui as dit : « Ne jugez point et vous ne serez pas jugés » (Lc 6, 37),

. Toi qui as dit : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur »  (Mt 6, 20),

 . Toi qui as confirmé : «  Celui qui m’a vu, a vu le Père »  (Jn 14, 8),

. Toi qui as prié le Père pour que tout homme ait la vie « La vie éternelle, c’est de te connaitre toi le seul vrai Dieu et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ » Jn 17,3

. Toi qui as  aimé chaque cœur en l’Esprit : « vous, vous connaissez l’Esprit de vérité parce qu’il demeure auprès de vous et qu’il est en vous »  (Jn 14,17-18),

 Seigneur Jésus, donne- moi cette pureté du regard  qui me permet d’être « en cœur à cœur » avec Toi et de te voir.  Qu’ainsi, illuminé par la Lumière du  Dieu Trinité,  je puisse contempler le Père, le Fils et l’Esprit, dès maintenant et dans l’éternité.

Et je me tourne vers Marie, mère de Dieu,  Notre Dame gardienne de nos cœurs

Vierge Marie, dont le cœur pur a été choisi pour accueillir le fils Dieu,

Vierge Marie qui ne l’avez jamais quitté des yeux,

Vierge Marie qui êtes auprès de lui dans les cieux,

 « Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, nous nous consacrons à votre Cœur Immaculé pour être pleinement offerts et consacrés au Seigneur.

 Par Vous, nous serons présentés au Christ, votre Fils et Fils unique de Dieu, et, par Lui et avec Lui, à son Père Eternel.

 Nous marcherons à la lumière de la foi, de l’espérance et de l’amour pour que le monde croie que le Christ est l’envoyé du Père dont Il est venu nous transmettre la parole.

Nous serons nous aussi ses envoyés afin de le faire connaitre et aimer jusqu’aux confins de la terre.

Ainsi, sous la maternelle protection de votre Cœur Immaculé, nous serons un seul peuple avec le Christ qui nous a acquis par sa Mort, témoins de sa Résurrection, et par Lui offerts au Père pour la gloire de la Très Sainte Trinité, que nous adorons, louons et bénissons.  

Ainsi soit-il. »                                                                                                     

(Prière de Fatima)

3 réponses sur “HEUREUX les cœurs purs”

  1. « Que désignent les coeurs purs ? Qui sont-ils ?
    La pureté ! Voici un mot qui n’est pas vraiment à la mode et est souvent galvaudé. Pourtant, bien loin des considérations morales, la pureté du cœur interpelle notre foi et nous renvoie à la grâce et à la vocation de notre baptême.
    Quand nous relisons l’Histoire Sainte, au commencement Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance. La méditation des Pères de l’Eglise nous dit que l’image de Dieu se manifeste par la volonté et l’intelligence et ces deux facultés, ces deux puissances de l’âme, nous les avons gardées même après le péché.
    La ressemblance à la ressemblance divine est notre vocation à la sainteté. C’est elle que nous avons perdue au moment du péché originel. Avec la chute, le cœur de l’homme ne s’est plus porté naturellement vers Dieu. Seul son Esprit pouvait purifier ce cœur, le porter à nouveau vers Dieu. Cet Esprit, c’est Jésus qui nous le donne par sa mort et sa résurrection. Nous le recevons de manière réelle par le sacrement du baptême qui nous redonne accès à la ressemblance à Dieu, nous replace dans sa lumière, dans son amour, dans sa volonté divine de nous redonner la pureté originelle. Saint Pierre dans sa 1ère lettre écrit (chapitre 3, 21) : « Le baptême qui vous sauve ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la Résurrection de Jésus Christ, lui qui est à la droite de Dieu ». Ainsi plus rien ne peut empêcher un baptisé d’entrer dans le royaume, ni le péché d’Adam, ni son péché personnel; Mais, si le baptême efface le péché originel, subsiste l’inclination au péché que la tradition catholique appelle la concupiscence. Il nous faut donc veiller à la pureté du cœur, siège de notre volonté et de notre intelligence ; le coeur touche toujours les facultés de l’âme.

    Les cœurs purs sont donc ceux qui répondent aux exigences de la sainteté dans l’un et/ou l’autre de ces trois domaines, celui de la chasteté physique et sexuelle, celui de la pureté de la foi qui est amour de la vérité, exigence de fidélité à la foi des apôtres et s’appelle aussi orthodoxie, et celui de la pureté de la charité qui place Dieu au cœur de tous nos projets et de notre vie quotidienne. Ces trois domaines sont liés.
    La chasteté physique s’appuie sur les deux autres domaines : la régularité dans les temps de prière amène une paix soutenant les combats pour la pureté du cœur. Dans ses « Confessions », saint Augustin écrit : « personne ne peut être continent si tu ne lui donnes, Seigneur, et tu me l’aurais donné si, de mon gémissement intérieur, j’avais frappé à tes oreilles et si avec foi j'avais jeté en toi mon souci ».

    Le baptême nous purifie du péché, mais la grâce du baptême est toujours à renouveler. Pour cela, Jésus nous trace un chemin, celui du conseil évangélique de la chasteté (rejoignant celui de la pauvreté et celui de l'obéissance que nous avons évoqué dans la béatitude des "affamés et assoiffés de justice".
    La chasteté que Jésus vit est don et il nous la donne en exemple. La pureté activée par la chasteté évangélique est qualité de l’amour, qualité de la relation juste, à soi, aux autres, à Dieu. Les couples qui se préparent au mariage sont étonnés quand on leur parle de chasteté (souvent associée à la continence choisie dans le célibat consacré ou sacerdotal). La chasteté dans la relation conjugale est ce qui permet de ne pas mettre la main sur l’autre, de le respecter et de grandir ensemble humainement et spirituellement.
    Dans l’ancien testament, aux premières pages de la Genèse, la relation entre l’homme et la femme est à l'image de Dieu Créateur, source de vie et d'amour.
    Le célibat y est peu évoqué, si ce n’est celui du prophète Jérémie du fait de son exil, et au troisième siècle avant J.C., la communauté de Qumram avait instauré le célibat des disciples (les baptistes)et l'absence de mariage pour signifier l’imminence du Jour du Seigneur et du Jugement.

    Jésus innove et propose le célibat en vue du Royaume : « Il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux ». Ce célibat choisi participe de la foi en Dieu : « celui qui peut comprendre, qu’il comprenne » (Matt 19, 12). Il est le choix d’un état de vie entièrement tourné vers Dieu, d’un engagement total pour le Royaume.
    Dans le nouveau testament, la première parole que nous entendons de Jésus est celle où, à 12 ans quand ses parents le retrouvent dans le Temple, il leur dit « Ne saviez- vous pas que je me dois aux affaires de mon Père » (Lc 25,49). Là déjà, il signifie son choix de la vie du célibat, un célibat voulu et libre au service de Dieu. La chasteté du Christ révèle la force d'un amour disponible à tous et tout entier à chacun. Cette exclusivité est témoignage d’un amour universel et inépuisable.

    Chacune, chacun de nous, dans les différents états de vie comme dans les différentes vocations a la possibilité de vivre la chasteté.
    Dans la vie de couple, elle fortifie l’amour réciproque, lui donne toute sa chance en aidant à ne pas vivre le repliement et elle invite à cette ouverture féconde qui est disponibilité au projet de Dieu et permet de ne cesser de regarder ensemble dans une même direction.
    Dans la vie consacrée, la chasteté vécue dans le célibat met en valeur la dimension sponsale d’une vie qui s’accomplit en Dieu qui en est la source.
    Dans le ministère sacerdotal, par sa consécration, le prêtre fait, selon la belle expression de saint Jean Paul II « donation de sa personne à Jésus Christ et à l’Eglise ».
    Pour préserver ce choix de la chasteté, de la pureté du coeur, qui n’est pas un acquis, la Parole de Dieu nous rappelle trois repères :
    – l’attention à l’humilité : la vigilance s’impose même à ceux qui ont atteint les sommets de la vie spirituelle ! Il ne faut avoir ni la présomption, ni la prétention de se fier à ses propres forces et la sagesse élémentaire est, même si la vie sensitive est bonne, d’éviter les occasions de chutes par les sens, ces fenêtres de notre âme. Toute excitation des sens fragilise. Quand on fait le choix de la chasteté, on ne peut ni tout voir, ni tout expérimenter. L’humilité apaise aussi le désir de plaire à tout prix et combat la vanité de séduire.
    – l’ascèse : ce mot n’a pas bonne presse à ce jour ; on l’admire chez les autres (par exemple chez nos frères qui font le ramadan), mais moins dans notre confession ! Pourtant, elle éduque et fait que le plaisir demeure ordonné à l’intelligence et à la volonté. L'ascèse n'est pas une suite d'actes durs, mais elle nous garde vigilants et nous oriente vers notre devoir d’état.
    – Troisième repère : l’amour de Dieu ! Bien sûr est-ce le repère de première importance (si je l’ai mis en troisième, c’est pour ne pas trop « spiritualiser » les appuis évoqués). Suivre la parole et le modèle de vie du Christ chaste fait de nous des hommes et des femmes habités par Dieu : « Qui m’a vu, a vu le Père ». Cette vision de Dieu nous invite dans son intimité et dans sa clarté. Voir Dieu, c’est croire en lui ! Au matin de Pâques, « le disciple bien aimé vit et crut » (Jn 20, 8). Se mettre sous le regard de Dieu, c’est entrer en communion, en relation d'amour avec Lui.

    Cette expérience de communion et de clarté nous est signifiée dans le Magnificat ! Ce chant témoigne de la beauté de la pureté du cœur et de la fécondité d'un coeur pur..
    Marie, vierge et mère, n’est pas coupée de la réalité humaine, elle nous précède à toutes les étapes où le Salut est en jeu : l’incarnation, la Croix, la montée au ciel.
    Le Magnificat, cantique biblique, est une invitation à la louange personnelle et collective, construit en trois parties correspondant à trois destinataires : Marie, l'humanité, Israël ou aujourd'hui l'Eglise (Lc 1, 46 à 55) :
    1) l’introduction ou invitatoire : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ». « Exulte » devrait se traduire par « Exultait » puisque ce verbe renvoie à l’Annonciation où le Verbe s’est fait chair. Exulter, c’est attester de la joie du don du Christ au monde, c'est attester de la joie humaine et éternelle liée à ce surgissement,
    2) Marie évoque ses appuis et donc les raisons personnelles de sa louange : « Il s’est penché sur son humble servante ». Cette parole renvoie elle aussi à l’expérience de l’Annonciation et à ce regard de Dieu sur elle : "Tu as trouvé grâce auprès de Lui" dont l’amour est infini et personnel.
    Martin Luther commentait : "Dieu ne peut regarder qu’en lui-même ou en dessous de Lui car nul n'est son égal". Il s’est penché sur l’humilité et la radicale pauvreté de sa servante, toute transparente pour son Dieu. De même, "Tous les âges me diront bienheureuse" n’est pas une parole de fausse humilité, mais c’est une -lettre de noblesse- car ce n’est pas rien d’être de Dieu, et elle le chante !
    Un autre théologien, protestant lui aussi, Karl Barth, (cela prouve que ce qui nous différencie du protestantisme n’est pas lié à Marie), écrit : « Tous les anges de tous les cieux ne regardent que Dieu qui regarde Marie". Marie porte sur elle-même un regard pur. Ainsi, « Tous les âges me diront bienheureuse » fonde notre dévotion envers elle.
    3) Le cantique du Magnificat est ouverture sur le monde entier. Marie le porte dans sa prière. La réalité difficile, celle des inégalités, n’est pas masquée, pas moins que la toute- puissance de Dieu : « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes, il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides ».
    La louange n’est jamais de tout repos, elle nous convie à de rudes chemins. Elle nous invite à trouver courage auprès de Dieu pour retrousser nos manches, pour endosser la tenue de service, pour prêter attention avec Lui à Israël son serviteur, et donc aujourd’hui à l’Eglise.

    Il est bon de reprendre souvent le Magnificat. J’ai pris cette habitude, après avoir communié, dans ce temps de silence et d’intériorisation, au moment de rendre grâce pour le don du Christ dans le pain de Vie, de méditer le Magnificat. Il nous permet d’expérimenter la présence de Dieu qui nous rejoint par l’Eucharistie en notre vie. Dans le Magnificat, Marie porte son enfant. Ce cantique est prière d’action de grâce, communion intérieure, par laquelle nous aussi grandissons dans la joie de le porter et de porter la vie.

    Le Christ seul nous garde dans la pureté du cœur pour voir Dieu dans nos vies et nous préparer au face à face dans le ciel. Je pense à l'instant au chant de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : «Je veux voir Dieu ». Elle a pu Le voir parce qu’elle a suivi jusqu’au bout le chemin de la pureté du cœur ! »

    Extraits de la prédication de Mgr Vincent Dollmann, Archevêque de Cambrai
    Neuvaine de Notre Dame du Saint Cordon, le 15/9/2018,
    (d'après la relecture de Edith Godin)

  2. « Magnifique ! Nous revisitons les Béatitudes avec Joie et bonheur ! On peut méditer tout au au long de l’année avec une béatitude, un témoignage ou un éclairage ! Quelle densité et quelle profondeur dans les explications ! Bravo à l’équipe qui a préparé ce magnifique projet, c’est une très belle initiative comme chaque année qui nous lance pour l’année !
    Quelle béatitude privilégier ? Toutes ! Un vrai chemin de conversion s’ouvre à nous. Bravo et un immense MERCI pour ces paroles et pour un si beau travail d’une qualité toujours remarquable ! » (Bene)

    « Bienheureux ! Bienheureux ! Bienheureux ! Que de bonté, de bénédictions, nous envoie celui qui clame – Bienheureux êtes- vous !-
    Ce qui me frappe ici, c’est comment les Béatitudes, et particulièrement – Heureux les cœurs purs- renvoient au Magnificat de Marie et ce verset monte en mon cœur « Il renvoie les riches les mains vides ». Ainsi Dieu libère et ouvre à la vie véritable ». (Bernadette)

  3. En prenant comme support cette Béatitude « Heureux les cœurs purs », voici quelques réflexions de personnes malades hospitalisées ou âgées en maison de retraite, de visiteurs, de soignants, d’enfants, glanées au cours de visites des membres du service aumônerie catholique du Centre Hospitalier de Valenciennes :

    « Les cœurs purs, le visage de Dieu se lit dans leurs actes. Ce sont ceux qui font du bien autour d’eux… »
    ( Marie- Louise, Val d’Escaut),

     » Qui est digne de voir le visage de Dieu ? Tous ceux qui sont près de Dieu. Nos défunts voient le visage de Dieu. Il faut mourir pour voir le visage de Dieu » (Jeanne, Val d’Escaut),

     » Ce n’est plus du vocabulaire pour aujourd’hui. .. Il faudrait le dire autrement… Il faut un langage que tout le monde comprenne, et qui montre qu’on est proche des gens, prêts à rendre service et faire plaisir, qu’on est avec eux. Aujourd’hui, plus personne n’a le cœur pur, à part les enfants »,

     » Moi, je préfère agir, et je suis toujours une militante (JOC). Même ici au travail, je m’intéresse aux conditions de travail du personnel. Et elles ont bien du mérite ! Même celles qui font le ménage ! » ( Gisèle, Gastrologie),

     » Dire çà, c’est faire un jugement. Comme on ne sait pas qui (a le cœur pur). Et puis, c’est seulement Dieu qui peut le dire, et peut-être que, Lui, il verra tous ceux que nous on ne voit pas. Dieu ne voit pas comme nous… Alors il verra tous les autres… qui sont partout. Il y a tous ceux qui ne vont pas à la messe et qui vivent « bien », et qui font de leur mieux pour vivre, et c’est ceux-là que le Seigneur verra en premier  » ( Nathalie),

     » Un cœur pur, c’est un cœur vrai, qui ne ment pas » (Jacqueline, Gériatrie),

     » Un cœur pur, c’est un cœur simple, sans malice  » (Marthe, Oncologie),

     » Aujourd’hui, les personnes qui ont un cœur pur ? … Y en plus… Mais, je ne sais pas si c’est çà un cœur pur : il y a des gens qui rendent service… mais de moins en moins… Je connais quelqu’un qui rend service à tout le monde, il a le cœur sur la main. il ne s’occupe pas de tout ce que l’on peut dire. Il ne fait pas de différences entre les personnes et il court toujours pour les autres » (Madame B. Gastrologie),

    « Depuis que je suis en dialyse, je participe aux souffrances du Christ. Avec ce que j’ai subi, infarctus, prothèse, dialyse…, je me prépare à l’au-delà. La dialyse, c’est 4 heures cloué au sol, on réfléchit ! Heureusement que j’ai la foi. perdre l’autonomie… Ce qui me chagrine, c’est vivre dans un monde où il n’y a plus de chrétiens, les valeurs se perdent. » (Michel, rééducation),

     » Les cœurs purs ? la première chose, je pense à Félix, mon fils de 14 ans, et aussi à André, le nouveau résident, qui a dit en le rencontrant : c’est un cœur pur. Je suis sa maman, c’est un enfant avec un très grand cœur. L’an dernier, on avait fait son anniversaire et quelqu’un a frappé à la porte. On lui a donné des vêtements, des chaussures… et Xavier lui a lavé les pieds… et Félix voulait aussi qu’on lui donne des couvertures… Il faut lui apprendre à se protéger, à dire non. Je l’aime de tout mon cœur  » (Marie, USAD),

     » Les cœurs purs, ce sont les esprits simples… ceux qui ont retrouvé la simplicité de l’enfance, découvert la richesse de la vie. La richesse est faite de peu : notre trésor, c’est le Christ. C’est en lui que l’on doit s’enraciner. Cœur pur = liberté… quand je serai libéré de la cigarette, de l’alcool, des pulsions sexuelles et autres addictions…  » (Grégoire),

     » Ma mamie est sortie de l’hôpital, mais elle oublie ce qu’elle a mangé le midi, çà me rend triste « (Leene, 8 ans),

     » Ma maman est morte, mais je vais lui parler devant sa tombe et je ferme les yeux et je pense à elle, ou bien je pense aux endroits où nous sommes allés.  » (Gabriel, 7 ans),

     » Je prie pour mon papy qui est malade, il m’a dit qu’il n’y avait pas de remèdes et qu’on ne peut pas le soigner… » (Lou, 8 ans),

     » Ce n’est pas grave si on meurt, la vie sera toujours magnifique ! Quand on mourra…, il faut retourner en arrière revoir les plus beaux moments » (Auriane, 9 ans),

     » Mes deux mamies ont mal partout, mon papi ne voit plus beaucoup, ma maman a mal à sa cheville et son poignet, et mon père va se faire opérer du ventre… » (Jeanne, 8 ans),

     » Un cœur pur, c’est le cœur qui mène à Dieu  » (Françoise),

    « Avoir un cœur pur, c’est voir Dieu dans le cœur des personnes malades et de ceux qui les visitent;  » (Paulette),

     » Heureux celui qui ne croit pas, mais qui fait du bien  » (Annick),

     » On sera tous purs un jour, car tous nous verrons Dieu » (Liliane),

     » C’est l’humilité qui mène à la pureté »,

     » Avoir un cœur pur, c’est « être » un cœur pur pour voir Dieu, mon amour de Père ».

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