HEUREUX ceux qui pleurent

HEUREUX CEUX QUI PLEURENT, ils seront consolés
HEUREUX CEUX QUI PLEURENT, ils seront consolés

HEUREUX CEUX QUI PLEURENT,  car ils seront consolés

      « Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent en chantant.

                     Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ;

     Il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes » (Ps /125 -5.6)

Qui sont ceux qui pleurent et sont  appelés à recevoir la consolation divine ?

En premier lieu, ce sont ceux qui se laissent toucher par la grâce du repentir et qui pleurent sincèrement leur péché. Leurs larmes sont comparables à un nouveau baptême car : « Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur » (1 Jn/ 3, 20). Et, de se savoir pardonné peut mettre en nous d’autres larmes, celles de la consolation !

Il y a bien sûr les larmes des personnes qui sont dans une telle épreuve qu’elles ne peuvent que s’en remettre à Dieu seul. Il les prend dans son cœur aimant, lui qui par le mystère de sa passion est la source de toute consolation véritable. Et, Il met auprès de celui qui pleure  l’ami qui  comprend et réconforte, sans juger, souvent parce qu’il a été  lui- même éprouvé.

« Pleurez avec ceux qui pleurent » dit Saint Paul. Les pleurs qui sont suivis de consolation sont  aussi, les pleurs de la compassion.  Etre ému, être touché par la souffrance de l’autre, et prendre soin de lui avec respect, entraîne en vérité une grâce de consolation.

Oui,  Il y a un grand besoin de consolation dans le monde d’aujourd’hui, tant il y a de souffrances, souvent cachées et inavouées, qui ne trouvent pas le réconfort auxquelles elles aspirent.  Le cri  de l’Ecriture : « J’espérais la compassion, mais en vain, j’espérais des consolateurs mais je n’en ai pas trouvé » retentit plus fort que jamais. La plupart des gens ont bien plus besoin de  consolation et d’encouragement que de reproches.

Consoler, c’est se pencher avec amour vers l’autre et sur la détresse du monde, c’est redonner la confiance et l’espérance !  C’est un très bel aspect de la vocation chrétienne que d’être invité à recevoir de Dieu le réconfort, pour devenir à son tour consolateur de ceux qui en ont besoin.

Parce qu’elle est l’œuvre de l’Esprit, L’Eglise porte en elle un ministère de consolation !

« L’Esprit du Seigneur est sur moi,  car il m’a donné l’onction. Il m’a envoyé porter la nouvelle aux pauvres, panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la libération et aux prisonniers la délivrance, proclamer une année de grâce de la part du Seigneur et un jour de vengeance pour notre Dieu, pour consoler tous les affligés, pour leur donner un diadème au lieu du cendre, un manteau de fête au lieu d’un esprit abattu » (Isaïe 61, 1 à 3)

 

Invitation à la contemplation :

«  Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et opprimés, et je vous consolerai »  (Mt 11,28)

Je te regarde et je te prie, Jésus, le Fils de Dieu, visage de la Consolation

. Toi qui, « saisi de pitié » pour la veuve de Naïm lui dis :  « ne pleure pas »,

   toi qui  lui  rends son fils unique que tu as ressuscité  (Luc 7, 13 à 15),

. Toi qui as laissé la pécheresse inonder de ses larmes tes pieds et les couvrir de parfum,    toi qui l’as pardonnée « à cause de son grand amour »   (Luc 7, 44 à 47),

. Toi qui fus bouleversé d’une émotion profonde devant les larmes  de Marthe et de Marie,

  toi qui as pleuré devant le tombeau de  Lazare, avant de lui redonner la vie  (Jean 11),

. Toi qui sur la Croix as dit à ta mère : « Femme, voici ton fils », et au disciple qu’il aime :  « voici ta mère »,  les confiant l’un à l’autre   (Jn 19 25 à 27),

. Toi qui nous donnes ton Esprit : «  Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre  CONSOLATEUR ,  afin qu’il demeure éternellement avec vous »  (Jn 14, 16),

Seigneur, toi qui reçois mes prières et mes larmes, je te rends grâce et je te bénis pour toutes tes consolations.

Permets qu’à l’image de ton cœur, mon âme soit remplie de compassion pour les autres, à commencer par les plus proches. Apprends-moi à partager la souffrance de ceux qui pleurent. Rappelle- moi que rien de ce qui est humain ne m’est étranger,  et donne-moi de me réjouir avec toi pour chaque sourire qui éclaire à nouveau le visage d’un frère.

 

Et je me tourne vers Marie, mère de Dieu,  Notre Dame de toute consolation :

« O Notre Dame du Saint Cordon, Reine du ciel et sur la terre, Mère de grâce et de miséricorde, nous vous offrons l’hommage de notre confiance et de notre amour.

Nos pères ont crié vers vous dans leurs tribulations et leurs souffrances ; devant votre image, ils espéraient dans les jours d’affliction, ils se réjouissaient dans les jours prospères.

Jamais vous ne les avez abandonnés et,  plus d’une fois, vous avez, en leur faveur, déployé la puissance de votre bras et de la tendresse de votre coeur maternel.

Voyez, nous sommes leurs enfants ; nous avons reçu d’eux, en héritage, le saint respect, la douce confiance, l’affectueux amour dont ils étaient pénétrés à votre égard.

O bonne mère, pourriez-vous ne pas nous protéger, comme vous les avez protégés ?

Préservez- nous de tous les fléaux ; mais préservez- nous surtout du péché ;

obtenez la conversion aux pécheurs et la persévérance aux justes.

O notre mère, O notre Reine, O Notre Dame du Saint Cordon,

priez pour nous, protégez-nous !

(Prière des Royés)

4 réponses sur “HEUREUX ceux qui pleurent”

  1. « Qui sont ceux qui pleurent ? Qui sont les affligés ?
    Dans l’Evangile de Luc, Jésus dit « Heureux vous qui pleurez maintenant, vous rirez ». Ainsi, tous les malheureux du monde, ceux qui souffrent, ceux qui font face à la violence, à l’injustice, à la solitude, à la maladie, à la mort, sont amenés à « rire ». On pourrait ramener le message du Christ à la sagesse populaire qui dit : « après la pluie, le beau temps, demain, cela ira mieux. » Mais nous savons bien que ce n’est pas le message du Christ qui nous amène bien plus loin. Matthieu vient ainsi corriger une interprétation trop courte. Il indique la promesse de Jésus : « ils seront consolés ». Il faut comprendre « Dieu consolera, Dieu console », car la forme passive dans le langage biblique est toujours une indication que Dieu est là en jeu.

    Cette béatitude des affligés ne renvoie pas à un comportement moral, mais spirituel : celui des disciples de tous temps qui ont à pleurer face à la fermeture des cœurs, aux difficultés et aux refus d’accueillir le Christ et son Evangile, et qui ont à pleurer aussi sur leurs propres difficultés à suivre son enseignement et ses annonces.
    La parole de Jésus sur le fait que ses disciples ne jeûnent pas : « Pouvez- vous faire jeûner les invités de la noce pendant que l’époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’époux leur sera enlevé, alors, en ces jours-là, ils jeûneront » (Lc 5, 34-35), ainsi que l’évangile de Marc évoquant l’apparition de Jésus à Marie Madeleine qui part « annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire » (Mc 16,10), montrent combien les disciples sont affligés par sa disparition, par sa mort et combien leurs cœurs sont .désemparés tant ils ont du mal à croire à sa résurrection.

    Jésus pleure devant la tombe de son ami Lazare (Jn 11) et Saint Luc décrit aussi l’attitude poignante du Christ qui, depuis la colline du jardin de Gethsémani, pleure sur Jérusalem : « Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « ah, si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant, cela est resté caché à tes yeux ». ( Lc 19, 41). Jésus pleure sur le refus de sa Parole par son peuple, par l’humanité, et pour les conséquences de ce refus. Ce ne sont pas des larmes d’émotion ou de peur par rapport à sa mort, mais des pleurs devant la dureté des cœurs ; ce sont les larmes de l’envoyé de Dieu, du passionné de la parole de Dieu, qui se heurte au repli sur soi.
    Pourtant, c’est le même Jésus qui pleure qui, ensuite, purifie le temple et renvoie à l’urgence de l’évangélisation et à la profondeur de cet engagement. C’est en effet là qu’est la promesse de la consolation pour ceux qui pleurent.

    Déjà, dans l’Ancien Testament, les prophètes de l’exil, et particulièrement Isaïe, avaient annoncé la consolation à la fin de l’épreuve par l’intervention directe de Dieu : « Dieu essuiera les larmes de tous les visages » (Is 25,8), et « Réjouis-toi Jérusalem, jubilez à cause d’elle vous tous qui l’aimez. Soyez remplis d’allégresse à cause d’elle, vous tous qui portez son deuil ». (Is 66,10). La consolation est le double de la joie et de la vie.
    Elle correspond dans le Nouveau Testament au nom de l’Esprit Saint : celui de « Paraclet », ce qui signifie défenseur, mais aussi –consolateur-. Dans son discours d’adieu à ses disciples avant sa mort (Jn 16, 6,7) Jésus annonce la venue de l’Esprit Saint : « Parce que je vous ai dit cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité, il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le défenseur ne viendra pas à vous, mais si je pars, je vous l’enverrai ».

    Comme pour la béatitude des pauvres, Jésus désigne par « les affligés » à la fois une situation concrète et, aussi, une expérience spirituelle qui est celle des disciples. Il pense aux personnes éprouvées face au mal de cette terre, mais il s’adresse aussi à nous tous qui sommes chargés de témoigner de l’Evangile et qui, tôt ou tard, faisons ou ferons l’expérience du refus de son accueil. Si nous avançons sur le chemin de l’amitié avec le Christ, nous éprouverons la tristesse de voir Jésus et son Evangile si peu admis.
    Saint Paul a vécu cette expérience spirituelle de pleurer face à la fermeture des cœurs et ce jusque dans sa chair. Beaucoup de commentateurs ont cherché ce que désignait cette « écharde » dont il parle. Je pense que cette écharde est liée à cette fermeture à l'égard de la Bonne Nouvelle : s’adressant aux Corinthiens (2- 2, 4) il leur dit : « c’est dans une grande détresse et le cœur serré que je vous ai écrit, et en versant beaucoup de larmes non pas pour vous attrister, mais pour que vous sachiez quel immense amour j’ai pour vous » et, dans la lettre aux Romains (9,2-3), il écrit : « J’ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante. Moi –même, pour les juifs, pour mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ ».
    Cette souffrance du disciple du Christ est inhérente au message de l’Evangile qui est joie et vie, mais qui est lié aussi, comme le rappelle le pape François, au mystère de la Croix. En octobre 2013, à Assise, il dit : « Nous pouvons faire un christianisme un peu plus humain, sans Croix, sans Jésus, sans dépouillement… Nous deviendrons alors une belle pâtisserie, une belle tarte, quelque chose d’édulcoré, mais pas de vrais chrétiens ! » Il nous éclaire ainsi sur cette béatitude qui n’édulcore pas la souffrance. Le pape Benoit XVI, lui-même, qui a tant porté le désir d’annonce de l’Evangile et de la conversion, a éprouvé combien cette charge lui été devenue pesante, jusqu’à devoir se retirer.

    Pourtant, tout en ressentant cette écharde, Saint Paul évoque aussi sa prière ; dans ses larmes, il reste en dialogue avec son Seigneur qui lui répond : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » ! (2 Corintiens, 12, 9). Dans cette petite réponse, sont donnés à Paul, comme à nous tous, trois fruits pour tenir dans la désolation : la force de Dieu qui se substitue à notre faiblesse ; la manifestation de l’authenticité du ministère du disciple ; la révélation que le message évangélique n’a d’autre fondement que le Christ et que ce qui dépend essentiellement de la fécondité de la Parole de Dieu ne nous appartient pas.
    1) En ce qui concerne la force de Dieu : n’est-ce pas dans les situations difficiles et dans l’expérience de la rencontre avec des personnes en souffrance que nous sommes confrontés à notre pauvreté, celle de nos paroles, celle de nos moyens humains ? Devant une personne sur un lit d’hôpital, près de celle qui se prépare à l’ultime passage, nous sommes souvent pauvres et nous comprenons à ce moment-là que bien peu dépend de nous et qu’il nous faut la force et la lumière du Christ. Cette expérience nous fait comprendre que c’est Jésus, et Lui seul, qui agit à travers nous.
    De même dans nos projets pastoraux, il est parfois difficile de revenir sur nos échecs, sur nos épreuves et de les remettre en Christ. Ce n’est pas un exercice habituel de la part des élites pastorales et des chrétiens surtout dans le monde actuel où l’essentiel est de réussir extérieurement, d’avoir de l’efficacité ! Au début de son pontificat, le pape François renvoyait à sa propre expérience lorsqu’il était jeune supérieur dans la Compagnie de Jésus, et il dit : « Au départ, ma manière de gouverner comportait beaucoup de défauts. C’était un temps difficile pour la Compagnie qui avait perdu une génération entière de jésuites, c’est ainsi que je me suis retrouvé provincial à 36 ans, une folie ! Il fallait affronter les difficultés et je prenais alors des décisions brusques et individuelles ». Cela lui a été quelque peu reproché, mais c’est beau qu’il en revienne et qu’il remette ce passé, peut-être ses échecs, entre les mains de Dieu : « Ma grâce te suffit ». Pleurer devant ses échecs permet, peut- être, de s’ouvrir aussi à cette présence du Christ qui est fidèle.
    2) En ce qui concerne le deuxième fruit : il est, pour Paul et pour nous, la découverte de la vraie fécondité du ministère du disciple : non pas la fécondité spectaculaire, mais celle plus intérieure, plus totale, celle qui rejoint le mystère du Salut obtenu par l’abaissement de la Croix ; il n’était pas beaucoup près de la Croix…
    Aujourd’hui la baisse de la pratique, ne nous voilons pas la face, nous pousse peut-être à nous réjouir des personnes et des communautés capables de vivre leur foi sereinement. C’est le cas de petites paroisses où un grand soin est apporté à la beauté de la liturgie, où deux ou trois personnes ouvrent l’église et l’habitent ne serait-ce qu’une heure ou deux. Il y a là une nouvelle fécondité toute intérieure.
    3) En ce qui concerne le troisième fruit, ou la troisième leçon : elle est que la révélation du message évangélique doit s’appuyer plus encore sur l’action de l’Esprit Saint. « Ma grâce te suffit » se traduit par « Mon Esprit Saint te suffit » ! Par Lui, Paul et tout disciple apprend que le Christ lui est fidèle et que la fécondité de sa Parole est bien ce qui nourrit la vie sur cette terre et la vie éternelle.
    De l’enseignement de saint Jean Paul II sur l’Esprit Saint, il faut retenir au moins une chose : l’Esprit Saint est donné en même temps que la prière. Il est une grâce de la prière, Il est une grâce pour l’œuvre de fécondité, pour que les cœurs soient touchés là où nous le souhaitons. Par Lui, puissions- nous vivre avec Saint Paul cette Béatitude des affligés, en n’ayant pas peur de nos pleurs, car ils seront consolés.

    Dans l’histoire récente, il est un beau visage qui me touche beaucoup. Il renvoie malheureusement à l’expérience terrible des camps de concentration. C’est celui de Maximilien Kolbe. Compagnon des condamnés puisque, lui-même interné, il a participé à cette terrible affliction. Il a été l’un de ces disciples cherchant à ouvrir les cœurs et se heurtant à la méchanceté de ceux qui ne peuvent comprendre la lumière de la présence du Christ.
    Pour rappel : à Auschwitz, en 1941, un prisonnier s’est évadé. Le chef du camp pousse à la délation par tout moyen de torture. Pour finir, 10 détenus sont choisis pour le « bunker de la mort », lieu où l'on fait mourir les prisonniers de faim. Un des détenus, père de famille, sanglote : « Adieu ma pauvre femme, adieu mes pauvres enfants, vous voilà orphelins ». Et voici que l’inimaginable se produit : un des détenus va s’avancer vers le commandant… du jamais vu ! Celui-ci est tellement surpris qu’il s’exclame : « Qu’est-ce qu’il veut ce cochon de polonais ? » Il répond : « Je suis prêt à être catholique, je veux prendre sa place parce qu’il a femme et enfants ».
    Et, à nouveau, l’incroyable se produit, le militaire accepte contre toute la logique des camps d’extermination par laquelle Maximilien Kolbe aurait dû être tué sur le champ. Alors le prêtre s’approche et prend la place du jeune père de famille.
    La mort de Maximilien Kolbe n’a pas mis fin aux atrocités vécues dans les camps et dans le monde. Pourtant, ce témoignage de charité, de compassion et de proximité avec les affligés, est, pour les détenus et pour tous ceux qui ont entendu son message, une lumière de confiance et d’espérance. Son martyre a eu une fécondité insoupçonnable ; son geste et son ouverture à la dimension de proximité, rappellent que seul l’amour peut vraiment sauver et est digne d’être servi. Maximilien Kolbe a été canonisé en 1982 par l’un de ses compatriotes, le Pape Jean Paul II, en présence de François, le père de famille dont il avait pris la place.
    La dernière parole de Maximilien avant sa condamnation à mort, au cours d’une méditation partagée avec d’autres détenus et particulièrement avec des prêtres, a été : « La haine n’est pas une force créatrice, la seule force créatrice est la charité ; il faut tout lui consacrer et s’y donner entièrement ».
    Si je cite Maximilien Kolbe en cette neuvaine du Saint Cordon, c’est que cette attitude du disciple, cette confiance, il les a apprises auprès de la Vierge Marie. Durant la première guerre mondiale, étudiant à Rome, il avait fondé une association pieuse sous le patronage de la Vierge Immaculée. Il sentait combien le monde endeuillé par les guerres et divisé par les courants anticléricaux, avait besoin de témoins de l’amour de Dieu. A l’école de Marie, saint Maximilien Kolbe a su développer une œuvre considérable : il fut le fondateur en Pologne du courant Niepokalanow qui compta jusqu’à 700 religieux ; il est aussi à l’origine d’une autre fondation à Nagasaki au Japon qui n’a pas été détruite par l’horreur de la bombe atomique. Par ces lieux d’activité intense d’évangélisation (radio, journaux, médias) enracinés dans l’amour de Dieu, Maximilien Kolbe a soutenu l’espérance de tous, avant celle des condamnés à mort dont il avait voulu être l’un d’eux. Il est mort, le dernier parmi les dix, le 14 août 41, veille de la fête de l’Assomption.

    « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés »
    Jésus se rend proche de tous ceux qui pleurent et sont attristés par les situations de souffrance et de maladie. Il se tourne également vers tous ceux qui sont ses disciples et il nous interpelle : avons-nous à cœur l’annonce de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui jusqu’à verser des larmes comme lui devant l’incompréhension et le refus ? Sommes-nous prêts à purifier notre temple intérieur pour nous mettre au service de l’Evangile ?
    Que saint Maximilien Kolbe, que Saint Paul et surtout que Notre Dame du Saint Cordon, Notre Dame de la Consolation, nous donnent de répondre généreusement au souci de l’annonce de l’Evangile de son Fils bien aimé !

    Extraits de la prédication de Mgr Dollmann, archevêque de Cambrai
    Neuvaine Notre Dame du Saint Cordon, le 12 /9/2018

    (Relecture de Edith Godin)

  2. « Dans les joies comme dans les peines, ta présence nous guide, Seigneur ; ta bienveillance dans notre vie, dans nos moments de détresse, dans nos douleurs, dans nos peines immenses, est consolatrice. Dans la vie, tu ne nous laisses pas seuls, Ta miséricorde, Seigneur, est une grâce de chaque jour.
    A ceux qui te prient, tu accordes toujours ton amour. Ton regard si doux se pose sur ceux qui ouvrent les yeux vers Toi. Dans les pires moments, Tu es là, Tu veilles, Tu donnes, sans rien demander en retour.
    Sur mon chemin de vie, donne- moi Seigneur la force de CONSOLER, comme tu m’as consolée, d’encourager comme tu m’as encouragée. Merci Seigneur ». (Anne Catherine)

  3.  » La deuxième déclaration de bonheur donnée par Jésus dans le discours sur la Montagne rejoint directement le groupe de ceux qui , peut-être, sont les plus nécessiteux d’une promesse de bonheur, ceux qui pleurent.
    Evidemment, nous ne parlons pas de n’importe quel pleur, mais de celui qui est causé par la souffrance et la tristesse qui envahit le cœur humain dans diverses occasions de la vie. Bien que pleurer soit un acte normal, il peut être un indicateur fort de malheur et d’angoisse.

    La joie et la tristesse s’exprime particulièrement par le regard. Dans les yeux d’une personne se cache tout son mystère, ce qu’elle vit et ce qu’elle cherche à ne plus vivre, ce à quoi elle aspire et ce qu’elle déteste, ce qu’elle espère posséder et ce qu’elle a déjà perdu.
    Dans cette Béatitude, le Seigneur parle de ceux dont la douleur transperce le cœur et l’âme de telle sorte qu’il est impossible de retenir les larmes qui, lorsqu’elles coulent, rappellent la petitesse de l’homme face à ses défis et le sentiment d’impuissance que ressent l’être humain face à la terrible souffrance. C’est à ceux-ci que Jésus promet la consolation et il les déclare déjà heureux.

    Déclarer le bonheur à ceux qui pleurent n’est pas un acte de détachement du Christ par rapport à la souffrance humaine, bien au contraire ! Le Seigneur se place devant nous qui souffrons et, dans son amour, il souffre avec nous notre souffrance, nous aidant à l’endurer avec patience sans la laisser nous plonger dans l’amertume ou la tristesse. A ceux qui pleurent, la compagnie de Jésus ne manque jamais. L’Evangile en témoigne, Dieu est toujours proche de celui qui souffre.
    C’est d’être loin du Seigneur qui doit vraiment apporter du chagrin au cœur humain, et rien d’autre, car le chagrin est toujours capable d’anéantir les forces et pousser à la destruction.

    Et, le point le plus important, dans cette Béatitude, c’est la promesse faite par le Seigneur à ceux qui pleurent : la future consolation.
    Tous ceux qui ont versé des larmes causées par de grandes souffrances dans leurs âmes savent que les mots et les gestes des proches, même s’ils sont remplis d’amour et de dévouement, ne peuvent pas éliminer la souffrance qui se cache au milieu des fibres de notre être et de nos sentiments. Un telle transformation n’est possible qu’à Dieu, qui habite dans le plus profond des cœurs humains. Il en connaît les réels besoins et agit selon son amour infini : « Il habitera avec eux et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toutes les larmes de leurs yeux, et il n’y aura plus de mort, plus de deuil, plus de cri, ni de douleur, car la première condition est passée. » (Ap. 21).
    Saint Augustin nous enseigne encore :  » Voyez comment la misère de notre condition et la miséricorde de Dieu sont combinées : le tems de la joie est précédé d’un moment de tristesse, c’est à dire, d’abord vient le temps de la tristesse et puis celui de la joie ; d’abord le temps de la fatigue et ensuite le repos, d’abord le malheur, et puis le bonheur » (Sermon 254).

    Bien que nous devions pleurer dans cette vie, nous devons porter dans nos cœurs la certitude que, aussi nombreuses soient-elles, nos larmes seront essuyées par le Seigneur qui nous aime et qui a toujours pitié de nous. » (Communauté catholique Palavra Viva).

  4. « Heureux ceux qui pleurent »

    Ils prient, supplient et implorent pour des personnes souffrantes, et aussi pour que l’amour de Dieu soit accueilli dans ce monde souvent tellement hostile…le Seigneur les console en mettant dans leur cœur l’espérance, la certitude que l’Amour sera le plus fort.
    Je pense à Saint François qui parcourait les rues d’Assise, en disant « l’amour n’est pas aimé »…
    (Une religieuse)

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