HEUREUX ceux qui ont faim et soif de justice

Heureux ceux qui ont faim et soif de la Justice, car ils seront rassasiés
Heureux ceux qui ont faim et soif de la Justice, car ils seront rassasiés

HEUREUX  LES AFFAMES ET ASSOIFFES DE JUSTICE

           car ils seront rassasiés

                 «Je n’ai pas caché ta justice au profond de mon cœur, j’ai dit ta fidélité, ton salut, je n’ai pas caché ton amour et ta vérité à la grande assemblée » Ps 39, 11

 HEUREUX LES AFFAMES ET ASSOIFFES DE JUSTICE

L’homme juste est celui qui a une relation vraie avec Dieu, qui pratique avec amour la Loi du Seigneur, qui répond pleinement à ce que Dieu attend de lui.  En ce sens, la justice n’est autre que la sainteté, et la soif de justice est une soif de se laisser ajuster au cœur de l’humain et au cœur du spirituel.  En effet, il existe un lien très profond entre la vérité de la relation à Dieu  et la justice à l’égard du prochain,  les deux réalités sont absolument inséparables : « Celui qui dit -j’aime Dieu- alors qu’il a de la haine pour son frère, est un menteur » (Jn 4, 20).

Selon l’appel qui lui est propre, le juste s’engage tout autant dans l’annonce de l’Evangile que dans la transformation de la société, et sa faim de justice est l’expression d’un désir profond.

  • Avoir faim et soif de justice, c’est  désirer que tous soient sauvés : « Que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’eau de la vie, gratuitement ».  (Ap 22,17),
  • Avoir faim et soif de justice, c’est  prier sans cesse le Dieu d’Amour :

Lui qui a donné la manne au peuple choisi (Ex,16),

Lui  qui as multiplié, (Jn 6, 4 à 15)

les pains et les poissons  pour que tous soient rassasiés,

  Lui qui se donne en chaque eucharistie et répond à notre appel : « Viens Seigneur Jésus »,

prions- le pour que notre désir rejoigne son désir de Justice et de Vérité 

« Enseigne – moi Seigneur tes voies afin que je marche en ta vérité,

unifie mon cœur pour qu’il craigne ton nom ». (Ps 86,11),

 

  • Avoir faim et soif de justice, c’est  désirer être consacré dans la Vérité :

en s’interrogeant sur sa propre soif, en orientant et réveillant son désir dans les jours de joie, mais aussi quand il est confronté à la tiédeur et au découragement… et, si cela arrive, il est bon de se tourner vers le Père qui nous désire infiniment plus que nous ne pouvons le désirer. En vérité, c’est à la source du cœur de Dieu que nous devenons source pour les autres,

Ainsi,  être affamé et assoiffé de Justice, c’est désirer ardemment que Dieu soit connu et aimé, c’est par un surcroît d’amour l’accueillir pour tous ceux qui ne l’accueillent pas, c’est l’aimer pour tous ceux qui ne l’aiment pas, c’est lui faire confiance pour tous ceux qui n’espèrent pas en lui, et c’est faire mémoire de son infinie bonté :

« Jésus prit les cinq pains et les deux poissons et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils distribuent à tout le monde. »  Lc 9, 16.

Invitation à la contemplation :

                                   « Comme un arbre planté dans le jardin de mon Père

                                                                                   le juste fleurira. » (Ps 91)

Je te regarde et je t’écoute Jésus, le Fils de Dieu, visage du Juste

  •  Toi qui as dit : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive celui qui croit en moi ! Selon le mot de l’Ecriture : de mon sein, couleront des fleuves d’eau vive. »  Jn 7, 37-38
  • Toi qui as attiré le regard et l’intelligence de chacun sur l’obole de la pauvre veuve : « Elle a mis dans le tronc plus que tout le monde, car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais, elle, a pris sur son indigence. » Mc 12, 43-44.
  • Toi qui nous rassasies de tes dons sur la terre comme au ciel, toi qui donnes en abondance,  Seigneur, apprends- nous à partager et à prier le Père :

 « Notre Père », Toi qui prends toujours la part des faibles, des pauvres, des abandonnés, des malades, des anciens, des jeunes, des enfants, et de ceux qui portent le poids du jour

« Donne – nous aujourd’hui »  la vie et l’amour, donne- nous d’accueillir tous tes dons et de   transmettre, avec bonté et justice, ce que nous avons reçu, et particulièrement
« Notre Pain quotidien ».  Permets que, comme toutes les richesses de la terre, ce pain soit partagé et devienne le signe d’une vraie communion entre tous  les hommes,

Heureux ceux qui ont faim et soif de la Justice, car ils seront rassasiés

              et qu’ainsi ta douce Volonté  de Justice et d’Amour soit faite !

 

Et je me tourne vers Marie, Mère de Dieu, Notre Dame aux mains ouvertes

Toi, dont le cœur est affamé et assoiffé de justice pour tes enfants,

Marie, Mère de l’espérance,  marche avec nous !
Apprends-nous à proclamer le Dieu vivant ;
aide-nous à témoigner de Jésus l’unique Sauveur ;
rends-nous serviables envers notre prochain,
accueillants envers ceux qui sont dans le besoin, artisans de justice,
bâtisseurs passionnés d’un monde plus juste ;
intercède pour nous qui œuvrons dans l’histoire,
avec la certitude que le dessein du Père s’accomplira.

Avec toi, nous disons   ’’Viens, Seigneur Jésus !’’  (Ap 22, 20)
Que l’espérance de la gloire déposée par Lui en nos coeurs
porte des fruits de Justice et de Paix,   Amen

(Extraits de la prière de  Jean Paul II à Marie de l’Espérance)

5 réponses sur “HEUREUX ceux qui ont faim et soif de justice”

  1. « Qui sont ces êtres affamés et assoiffés de justice et de quelle justice parle-t-on ?
    Ce sont ceux qui sont engagés pour les droits élémentaires de la vie et des personnes, et en même temps, ce sont tous les croyants qui sont appelés à être des disciples. Dans le prolongement de la béatitude « Heureux ceux qui pleurent », celle des affamés de justice vient comme éclairer ceux qui sont attristés et indique que Jésus ne prône en aucun cas la résignation et l’acceptation passive du mal et de la souffrance.
    Le Christ se place dans la tradition des prophètes qui ne cessent de rappeler le lien entre le culte et l’engagement pour la justice ; s’ils ne sont liés, c’est de l’hypocrisie religieuse comme le clame Isaïe (1,15- 17): « Quand vous étendez les mains, je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, moi, je n’écoute pas… Lavez- vous, purifiez-vous… Secourez l’opprimé, soyez justes pour l’orphelin, plaidez pour la veuve ».
    La faim et la soif de justice, c’est aussi le besoin qu’a l’homme de la Parole de Dieu qui nourrit son cœur et qui permet l’ajustement à Dieu qui est obéissance à sa volonté. Dans son encyclique « Dieu est Amour », le pape Benoît XVI écrit : « la Justice de Dieu est celle d’un amour qui aime jusqu’au pardon ». Il a l’audace de dire que déjà dans l’ancien testament, Dieu se retourne contre lui-même, et il ajoute dans sa réflexion théologique que l’amour de Dieu est même capable de se retourner contre sa justice ! Sur la Croix, peut-être contemplé le mystère d’un Dieu qui aime tellement l’homme qu’il se fait homme, le suit jusqu’à la mort et réconcilie de cette manière la Justice et l’amour.

    La faim et la soif de justice s’enracinent concrètement dans l’obéissance à Dieu, dans l’obéissance à sa Parole qui en amont nous est invitation à la méditation et en aval est jaillissement au service de la justice. Cette dernière a vraiment une position centrale dans la vie du chrétien qui a à vivre la charité selon le cœur de Dieu et à suivre le deuxième conseil évangélique (après la pauvreté de coeur) qui est celui de l’obéissance.
    Dans la tradition biblique, l’obéissance est liée à la foi : elle en est le signe et le fruit. Dès avant la venue du Christ, l’écoute de la Parole Dieu apporte une vraie pédagogie et des repères pour le service de sa Justice. Si Adam a désobéi, c’est qu’il a oublié la parole de Dieu et a écouté celle du mal, du tentateur. Mais, pour sauver l’humanité, Dieu va susciter la foi d’Abraham et s’assurer que cette foi est bien obéissance à sa parole, à son cœur de Père : « Quitte ton pays et va vers la terre que je te montrerai » (Gn 12). Puis, l’obéissance du peuple de Dieu passera par l’attachement à sa Loi, signe de son Alliance avec Lui. L'écoute et l’obéissance n’ont rien de serviles puisque Dieu donne à son peuple de vivre cette alliance au moment où il est libéré de l’esclavage. Déjà dans l’ancien testament, l’obéissance, la fidélité à la Loi est une démarche d’amour, de relation filiale à Dieu ! Ainsi, le peuple de l’ancienne alliance comprend déjà qu’obéir à Dieu est difficile, que le cœur de l’homme est incapable, et que donc il faut un sauveur qui puisse dire pour et avec les hommes : « Voici, je viens faire tes volontés », comme le chante le psaume 39.

    La vie de Jésus, depuis son entrée dans le monde et jusqu’à la mort, est caractérisée par cette obéissance à Dieu. Il la vit d’abord dans le respect des médiations, des lois et des autorités :
    « Je ne suis pas venu abolir la loi, mais l’accomplir » (Mt 5). Et quand il guérit les lépreux, il leur dit « Allez vous montrer aux prêtres » (Lc 17, 19). Jésus a aussi le respect du Temple : la Maison du Père. Mais tout en respectant ces médiations, il garde un cœur libre et invite son auditoire à aller à la racine des lois et des pratiques : par exemple, lorsque dans l’échange sur la répudiation et le divorce, les pharisiens cite la loi, Jésus leur répond : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, à l’origine, les fit homme et femme, les deux devenant une seul chair » (Mt 19). Il invite à aller, au-delà de la lettre, vers l’esprit qui a suscité le commandement.
    Jésus vit aussi l’obéissance dans un don total au Père, dans un don d’amour, un sacrifice d’amour : en prière au jardin de Gethsémani, il dit « Mon père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi ; cependant non pas comme je veux, mais comme tu veux ». (Mt 26, 39)

    Dans la nouvelle Alliance, l’obéissance n’a toujours rien de servile, elle fait grandir en liberté, elle fortifie notre volonté. L’obéissance suppose notre liberté… de dire -oui- ! Quand Dieu intervient dans l’histoire d’une personne, il interroge toujours sa liberté : le « suis- moi » s’entend toujours comme « veux- tu me suivre ? ».
    Dans son ministère, Jésus est confronté à la difficulté que soit entendue et suivie sa parole de vie. Après son discours à la synagogue de Capharnaüm, il demandera d’ailleurs à ses apôtres « voulez-vous partir ? » L’obéissance est bien écoute de Dieu qui est Père et confiance en sa volonté ; elle est compréhension du chemin de charité et de justice qu’Il nous indique. Chaque jour, dans le Notre Père, avec les mots de Jésus, nous nous éduquons à cette obéissance, nous lui demandons que sa volonté soit faite et qu’Il nous donne la force de nous engager à être témoins de son amour et de sa justice.
    Pour les baptisés, le conseil évangélique de l’obéissance peut s’exercer selon trois niveaux ou lieux privilégiés qui leur sont aussi des repères :
    1) L’attachement à Dieu et à sa Parole : cette première obéissance révèle que nous sommes ses créatures : « Toute chose est ta servante » dit le psaume ; elle révèle que nous sommes enfants de Dieu configurés à Jésus dont la vie a été marquée par cette obéissance et que nous sommes des rachetés par le sang de celui qui, par amour, est notre salut. Dans un contexte de sécularisation où la foi est trop souvent déliée des engagements, il nous faut réapprendre ce conseil évangélique de l’obéissance et la dimension de l’attachement à Dieu.
    2) L’attachement à l’autorité humaine quand elle est légitime et l’attachement à l’autorité divine. Nous vivons cette obéissance dans les lieux qui sont les relais de Dieu : la famille, la vie civile, la vie professionnelle. Dans ses lettres, Saint Paul rappelle que l’obéissance à Dieu passe par le respect des autorités humaines légitimes : parents, époux, pouvoirs publics, etc. Il est aussi des autorités d’ordre surnaturel à qui obéir : l’Eglise, le pape, les évêques, leurs collaborateurs.
    Le respect de ces médiations naturelles et surnaturelles n’est pas obéissance servile et s’arrête quand elles vont à l’encontre des lois divines. Il n’est pas scandaleux qu’un chrétien puisse faire part d’une objection de conscience. Aucune autorité ne peut aller au-delà de ses compétences et ne peut s’éloigner de ce qui va dans le sens de la foi. Parfois on oublie que des parents ou des proches ne doivent pas s’opposer au choix mûrement réfléchi de la vocation de leur enfant.
    3) L’obéissance l’un à l’égard de l’autre ! Si nous nous reconnaissons frères, l’autre qui est en face, (particulièrement dans le sacrement de mariage et la vie familiale), est aussi le lieu de notre don d’écoute, d’attention et de respect.
    Le conseil évangélique de l’obéissance qui est écoute de Dieu rejaillit en aval dans l’engagement au service du prochain, autrement appelé la diaconie. Avec cette mission, il en est deux autres dans l’Eglise, l’annonce de l’Evangile et la charité. Depuis les débuts de l’Eglise, le ministère de la charité a pour fin l’accomplissement de la justice. Certes, cette dernière est de la responsabilité de l’état, mais l’Eglise y apporte sa contribution par son enseignement, mais aussi par l’engagement des baptisés, par leur force morale enracinée dans l’amour et par leur fidélité au service de la justice à la lumière de l’Evangile.
    Le marxisme oppose la justice à la charité qui n’irait pas aux racines de la pauvreté et des inégalités, et même l’entretiendrait. Cette idée persiste ; mais pour les chrétiens, la charité, dans sa finalité de donner à Dieu et au prochain le meilleur, est ce qui perfectionne la justice et la rend plus respectueuse des personnes. Une autre objection moins radicale mais très prégnante est celle apportée par le matérialisme ambiant affirmant que les structures sociales et les juridictions sont suffisantes, et que les œuvres de charité sont donc superflues, voire inutiles. Et pourtant, même dans les sociétés les plus justes, la charité est nécessaire. Le pape Benoît XVI, dans l’encyclique « Dieu est Amour », redit : « L’amour "caritas" sera toujours nécessaire même dans la société la plus juste. Il n’y a aucun ordre juste de l’état qui puisse rendre superflu le service de l’amour. Il y aura toujours des souffrances qui réclament consolation et aide, il y aura toujours de la solitude, et nous savons que les structures les plus justes devront toujours compter sur l’expérience humaine et l’engagement des chrétiens ».
    La mission de diaconie, qui allie charité et justice, doit avoir pour modèle celui du « bon samaritain ». Cet engagement a trois qualités : il est spontané : comme il est dit dans le jugement dernier (Mt 25, 31 à 46), il y a nécessité immédiate à donner à manger à celui qui a faim, à vêtir celui qui est nu… etc ; il est universel parce qu’il n’a qu’un seul programme (ni politique, ni idéologique), celui de la dignité de l’homme ; il est gratuit parce qu’il est accompli par un cœur qui est, dit Benoit XVI, « comme celui du bon samaritain et comme celui du Christ, un cœur qui voit où l’amour est nécessaire » !

    La figure de cet engagement de fidélité à la justice, est celle de Saint Joseph, lui le juste, l’ajusté à Dieu, vers lequel nous devrions plus souvent nous tourner. Dans saint Matthieu (1, 18 à 26), « l’annonce faite à Joseph », (qui fait pendant à l’annonce faite à Marie en saint Luc), se situe entre le moment de ses fiançailles, (qui à l’époque étaient première étape du mariage), avec Marie et celui de la prendre sous son toit. Joseph est dans un dilemme : obéir à la loi divine ou répudier Marie, la mettant alors en danger. En pensant la répudier en secret, il ne décide de rien puisque la loi ne le permet pas et qu’un certificat officiel est nécessaire à la personne répudiée, mais n’enlève pas le danger. Alors Joseph utilise tourtes ses facultés, alliant la tête et le cœur, son intelligence et sa volonté. Il cherche, comme dans le psaume 112 qui est éloge du juste, à joindre la bonté et la justice : « Pour le juste, en la ténèbre, une lumière se lève, clément et compatissant est l’homme droit ». Joseph se met à l’écoute de Dieu dans la prière. Le récit de Matthieu parle de songe : c’est l’état du croyant tourné vers Dieu dans l’attente d’un éclairage, d’une force. l'un et l'autre sont donnés par l’intervention de l’ange qui renvoie Joseph à la parole de Dieu dans le livre d’Isaïe.
    Ainsi Dieu éclaire l’intelligence, la rend capable de s’ouvrir à l’impossible et à sa nouveauté.
    Pour Joseph, il y a de quoi : il est en face d’un mystère tout à fait nouveau, la conception virginale de son fils, et il n’y a, dans la Bible comme dans les autres grands récits de l’humanité, aucune mention d’une autre vierge donnant naissance à un enfant. Le cas de Marie est unique. C’est au cœur de sa prière que Dieu éclaire l’intelligence de Joseph, l’ouvre à cette impossibilité et vient fortifier sa volonté. Alors un chemin se dégage pour Joseph : il comprend qu’il a une mission, celle de donner un prénom à l’enfant qui va naître. Cet acte d’adoption donne plein pouvoir à l’enfant -Jésus – qui est introduit dans la filiation davidique. La justice de Joseph ne passe pas par une obéissance servile, mais humble : Joseph est juste parce qu’il n’a pas voulu s’approprier une descendance qui venait de Dieu ; il a agi avec obéissance et crainte, dans la plus belle tradition de la Bible, pour chercher à obéir à Dieu.
    Joseph voulait aussi s’effacer devant Dieu. A un moment donné, il ne s’est pas senti digne de cette mission, c’est alors que l’écoute et sons sens de la Justice de Dieu, l'ont aidé à tout miser sur Lui. Son engagement pour la justice comme témoignage de la charité gratuite et universelle de Dieu a conduit Joseph, comme tous les saints, au ciel.

    Le service de la justice, dans la charité, fait partie de la mission de chaque baptisé et de l’Eglise. Le Christ lui-même l’accomplit et nous y conduit en nous assurant de la réussite, malgré nos chutes et nos limites. Comme à toutes les autres, à cette béatitude « Heureux les affamés et assoiffés de justice », est liée une promesse : nous serons rassasiés !
    Dieu nous rassasiera de sa Justice, Dieu nous ajustera à son cœur qui aime et donne la vie, alors « heureux nos cœurs affamés et assoiffés de justice » ! »

    Extraits de la méditation de Mgr Vincent Dollmann, archevêque de Cambrai
    Neuvaine de Notre Dame du Saint Cordon, le 13/ 09/2018
    (d’après la relecture de Edith Godin)

  2. Conversation avec de L.J. à propos de la Béatitude -Heureux les affamés et assoiffés de justice- :
    « Je suis atteint de la maladie de Parkinson. Il y a des jours où cela va bien, je marche ; il y a des jours où cela ne va pas du tout.
    Parler m’est aujourd’hui difficile, et des pans de ma mémoire vont et viennent… mais l’essentiel demeure. Je sais maintenant qu’ « être juste », c’est de ne pas se croire plus intelligent que Dieu ! L’intelligence est un don de l’Esprit donné à chacun pour lui permettre d’appréhender et de découvrir ce qui est utile à soi- même et aux autres. Cela se fait peu à peu de génération en génération, au moment le plus juste.
    Consentons à ce qui est Mystère, consentons à la Contemplation : c’est dans la –contemplation- que le Mystère devient Révélation !
    Aimons acquérir les savoirs contenus dans la Bible, dans la création de l’univers, cherchons la sagesse, la Sagesse, mais ne nous prenons pas au sérieux ! Dieu ne se prend pas au sérieux…, et pourtant son projet, de toujours à toujours, est d’une logique parfaite ! Cela est juste et bon !
    Moi qui suis un homme, je n’en prendrai qu’un seul exemple : Dieu a créé la femme, et, tout particulièrement, Il a préparé Marie à être la mère de son Fils, son utérus et son cœur étant visités, habités par l’Esprit. Heureuse celle qui a cru !
    Si Marie a été conduite de mystère en mystère, c’est que le désir divin à l’égard de toute femme, et infiniment à l’égard de celle qui est bénie entre toutes, est certes qu’elle transmette la vie d’âge en âge, mais, en tout premier lieu, qu’elle transmette cette Mémoire en elle de l’Amour d’un Dieu ) à qui librement elle dit : oui !
    Merci à ce Dieu qui a besoin de ce –oui-, merci à celle qui le dit et le vit…
    Je vais maintenant y aller… » (L.J.)

  3. « Faire siennes les Béatitudes que nous offrent le Seigneur, c’est pour moi se mettre entre ses mains. Là alors, nous sommes sous sa protection. Reconnaissons aussi que cela n’est pas facile tous les jours dans un monde qui nous écarte des bienfaits que nous apporte la foi dans notre Seigneur.
    Il faut tous les jours garder une place pour Lui, pour se revivifier et s’illuminer de sa Parole ».
    (X.)

  4.  » Etre a- justé à Dieu dans le concret de la vie, c’est appliquer ce que l’Evangile nous enseigne ; c’est s’habiller le cœur chaque jour en prenant les mesures de Dieu ; c’est dessiner un chemin de vie et de rencontres sur une carte à l’échelle des valeurs de Dieu ! » ( R.T.)

  5. Dans cette béatitude , « il s’agit d’un message de tolérance et d’écoute de soi et de l’autre. Les lois et les exigences de justice ici-bas ne sont que le prolongement de cette relation à l’autre, cette humanité qui doit nous habiter à chaque instant, cet examen de conscience qui doit animer chaque pas, chaque geste et chaque parole. Etre au monde (Carole)

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